La Main gauche est un recueil de contes paru en 1889.
La Main gauche est un recueil de contes paru en 1889.
On allait là, chaque soir, vers onze heures, comme au café, simplement.
Ils s'y retrouvaient à six ou huit, toujours les mêmes, non pas des noceurs, mais des hommes honorables, des commer?ants, des jeunes gens de la ville; et l'on prenait sa chartreuse en lutinant quelque peu les filles, ou bien on causait sérieusement avec Madame, que tout le monde respectait.
Puis on rentrait se coucher avant minuit. Les jeunes gens quelquefois restaient.
La maison était familiale, toute petite, peinte en jaune, à l'encoignure d'une rue derrière l'église Saint-étienne; et, par les fenêtres, on apercevait le bassin plein de navires qu'on déchargeait, le grand marais salant appelé ?la Retenue? et, derrière, la c?te de la Vierge avec sa vieille chapelle toute grise.
Madame, issue d'une bonne famille de paysans du département de l'Eure, avait accepté cette profession absolument comme elle serait devenue modiste ou lingère. Le préjugé du déshonneur attaché à la prostitution, si violent et si vivace dans les villes, n'existe pas dans la campagne normande. Le paysan dit:-?C'est un bon métier?;-et il envoie son enfant tenir un harem de filles comme il l'enverrait diriger un pensionnat de demoiselles.
Cette maison, du reste, était venue par héritage d'un vieil oncle qui la possédait Monsieur et Madame, autrefois aubergistes près d'Yvetot, avaient immédiatement liquidé, jugeant l'affaire de Fécamp plus avantageuse pour eux; et ils étaient arrivés un beau matin prendre la direction de l'entreprise qui périclitait en l'absence des patrons.
C'étaient de braves gens qui se firent aimer tout de suite de leur personnel et des voisins.
Monsieur mourut d'un coup de sang deux ans plus tard. Sa nouvelle profession l'entretenant dans la mollesse et l'immobilité, il était devenu très gros, et la santé l'avait étouffé.
Madame, depuis son veuvage, était vainement désirée par tous les habitués de l'établissement; mais on la disait absolument sage, et ses pensionnaires elles-mêmes n'étaient parvenues à rien découvrir.
Elle était grande, charnue, avenante. Son teint, pali dans l'obscurité de ce logis toujours clos, luisait comme sous un vernis gras. Une mince garniture de cheveux follets, faux et frisés, entourait son front, et lui donnait un aspect juvénile qui jurait avec la maturité de ses formes. Invariablement gaie et la figure ouverte, elle plaisantait volontiers, avec une nuance de retenue que ses occupations nouvelles n'avaient pas encore pu lui faire perdre. Les gros mots la choquaient toujours un peu; et quand un gar?on mal élevé appelait de son nom propre l'établissement qu'elle dirigeait, elle se fachait, révoltée. Enfin elle avait l'ame délicate, et bien que traitant ses femmes en amies, elle répétait volontiers qu'elles ?n'étaient point du même panier?.
Parfois, durant la semaine, elle partait en voiture de louage avec une fraction de sa troupe; et l'on allait folatrer sur l'herbe au bord de la petite rivière qui coule dans les fonds de Valmont. C'étaient alors des parties de pensionnaires échappées, des courses folles, des jeux enfantins, toute une joie de recluses grisées par le grand air. On mangeait de la charcuterie sur le gazon en buvant du cidre, et l'on rentrait à la nuit tombante avec une fatigue délicieuse, un attendrissement doux; et dans la voiture on embrassait Madame comme une mère très bonne, pleine de mansuétude et de complaisance.
La maison avait deux entrées. à l'encoignure, une sorte de café borgne s'ouvrait, le soir, aux gens du peuple et aux matelots. Deux des personnes chargées du commerce spécial du lieu étaient particulièrement destinées aux besoins de cette partie de la clientèle. Elles servaient, avec l'aide du gar?on, nommé Frédéric, un petit blond imberbe et fort comme un boeuf, les chopines de vin et les canettes sur les tables de marbre branlantes, et, les bras jetés au cou des buveurs, assises en travers de leurs jambes, elles poussaient à la consommation.
Les trois autres dames (elles n'étaient que cinq) formaient une sorte d'aristocratie, et demeuraient réservées à la compagnie du premier, à moins pourtant qu'on n'e?t besoin d'elles en bas et que le premier f?t vide.
Le salon de Jupiter, où se réunissaient les bourgeois de l'endroit, était tapissé de papier bleu et agrémenté d'un grand dessin représentant Léda étendue sous un cygne. On parvenait dans ce lieu au moyen d'un escalier tournant terminé par une porte étroite, humble d'apparence, donnant sur la rue, et au-dessus de laquelle brillait toute la nuit, derrière un treillage, une petite lanterne comme celles qu'on allume encore en certaines villes aux pieds des madones encastrées dans les murs.
Le batiment, humide et vieux, sentait légèrement le moisi. Par moments, un souffle d'eau de Cologne passait dans les couloirs, ou bien une porte entr'ouverte en bas faisait éclater dans toute la demeure, comme une explosion de tonnerre, les cris populaciers des hommes attablés au rez-de-chaussée, et mettait sur la figure des messieurs du premier une moue inquiète et dégo?tée.
Madame, familière avec les clients ses amis, ne quittait point le salon, et s'intéressait aux rumeurs de la ville qui lui parvenaient par eux. Sa conversation grave faisait diversion aux propos sans suite des trois femmes; elle était comme un repos dans le badinage polisson des particuliers ventrus qui se livraient chaque soir à cette débauche honnête et médiocre de boire un verre de liqueur en compagnie de filles publiques.
Les trois dames du premier s'appelaient Fernande, Rapha?le et Rosa la
Rosse.
Le personnel étant restreint, on avait taché que chacune d'elles f?t comme un échantillon, un résumé de type féminin, afin que tout consommateur p?t trouver là, à peu près du moins, la réalisation de son idéal.
Fernande représentait la belle blonde, très grande, presque obèse, molle, fille des champs dont les taches de rousseur se refusaient à dispara?tre, et dont la chevelure filasse, écourtée, claire et sans couleur, pareille à du chanvre peigné, lui couvrait insuffisamment le crane.
Rapha?le, une Marseillaise, roulure des ports de mer, jouait la r?le indispensable de la belle Juive, maigre, avec des pommettes saillantes platrées de rouge. Ses cheveux noirs, lustrés à la moelle de boeuf, formaient des crochets sur ses tempes. Ses yeux eussent paru beaux si le droit n'avait été marqué d'une taie. Son nez arqué tombait sur une machoire accentuée où deux dents neuves, en haut, faisaient tache à c?té de celles du bas qui avaient pris en vieillissant une teinte foncée comme les bois anciens.
Rosa la Rosse, une petite boule de chair tout en ventre avec des jambes minuscules, chantait du matin au soir, d'une voix éraillée, des couplets alternativement grivois ou sentimentaux, racontait des histoires interminables et insignifiantes, ne cessait de parler que pour manger et de manger que pour parler, remuait toujours, souple comme un écureuil malgré sa graisse et l'exigu?té de ses pattes; et son rire, une cascade de cris aigus, éclatait sans cesse, de-ci, de-là, dans une chambre, au grenier, dans le café, partout, à propos de rien.
Les deux femmes du rez-de-chaussée, Louise, surnommée Cocote, et Flora, dite Balan?oire parce qu'elle boitait un peu, l'une toujours en Liberté avec une ceinture tricolore, l'autre en Espagnole de fantaisie avec des sequins de cuivre qui dansaient dans ses cheveux carotte à chacun de ses pas inégaux, avaient l'air de filles de cuisine habillées pour un carnaval. Pareilles à toutes les femmes du peuple, ni plus laides, ni plus belles, vraies servantes d'auberge, on les désignait dans le port sous le sobriquet des deux Pompes.
Une paix jalouse, mais rarement troublée, régnait entre ces cinq femmes, grace à la sagesse conciliante de Madame et à son intarissable bonne humeur.
L'établissement, unique dans la petite ville, était assid?ment fréquenté. Madame avait su lui donner une tenue si comme il faut; elle se montrait si aimable, si prévenante envers tout le monde; son bon coeur était si connu, qu'une sorte de considération l'entourait. Les habitués faisaient des frais pour elle, triomphaient quand elle leur témoignait une amitié plus marquée; et lorsqu'ils se rencontraient dans le jour pour leurs affaires, ils se disaient: ?à ce soir, où vous savez?, comme on se dit: ?Au café, n'est-ce pas? après d?ner.?
Enfin la maison Tellier était une ressource, et rarement quelqu'un manquait au rendez-vous quotidien.
Or, un soir, vers la fin du mois de mai, le premier arrivé, M. Poulin, marchand de bois et ancien maire, trouva la porte close. La petite lanterne, derrière son treillage, ne brillait point; aucun bruit ne sortait du logis, qui semblait mort. Il frappa, doucement d'abord, avec plus de force ensuite; personne ne répondit. Alors il remonta la rue à petits pas, et, comme il arrivait sur la place du Marché, il rencontra M. Duvert, l'armateur, qui se rendait au même endroit. Ils y retournèrent ensemble sans plus de succès. Mais un grand bruit éclata soudain tout près d'eux, et, ayant tourné la maison, ils aper?urent un rassemblement de matelots anglais et fran?ais qui heurtaient à coups de poing les volets fermés du café.
Les deux bourgeois aussit?t s'enfuirent pour n'être pas compromis; mais un léger ?pss't? les arrêta: c'était M. Tournevau, le saleur de poisson, qui, les ayant reconnus, les hélait. Ils lui dirent la chose, dont il fut d'autant plus affecté que lui, marié, père de famille et fort surveillé, ne venait là que le samedi, ?securitatis causa?, disait-il, faisant allusion à une mesure de police sanitaire dont le docteur Borde, son ami, lui avait révélé les périodiques retours. C'était justement son soir et il allait se trouver ainsi privé pour toute la semaine.
Les trois hommes firent un grand crochet jusqu'au quai, trouvèrent en route le jeune M. Philippe, fils du banquier, un habitué, et M. Pimpesse, le percepteur. Tous ensemble revinrent alors par la rue ?aux Juifs? pour essayer une dernière tentative. Mais les matelots exaspérés faisaient le siège de la maison, jetaient des pierres, hurlaient; et les cinq clients du premier étage, rebroussant chemin le plus vite possible, se mirent à errer par les rues.
Ils rencontrèrent encore M. Dupuis, l'agent d'assurances, puis M. Vasse, le juge au tribunal de commerce; et une longue promenade commen?a qui les conduisit à la jetée d'abord. Ils s'assirent en ligne sur le parapet de granit et regardèrent moutonner les flots. L'écume, sur la crête des vagues, faisait dans l'ombre des blancheurs lumineuses, éteintes presque aussit?t qu'apparues, et le bruit monotone de la mer brisant contre les rochers se prolongeait dans la nuit tout le long de la falaise. Lorsque les tristes promeneurs furent restés là quelque temps, M. Tournevau déclara:-??a n'est pas gai.?-?Non certes,? repr?t M. Pimpesse; et ils repartirent à petits pas.
Après avoir longé la rue que domine la c?te et qu'on appelle: ?Sous-le-bois?, ils revinrent par le pont de planches sur la Retenue, passèrent près du chemin de fer et débouchèrent de nouveau place du Marché, où une querelle commen?a tout à coup entre le percepteur, M. Pimpesse, et le saleur, M. Tournevau, à propos d'un champignon comestible que l'un d'eux affirmait avoir trouvé dans les environs.
Les esprits étant aigris par l'ennui, on en serait peut-être venu aux voies de fait si les autres ne s'étaient interposés. M. Pimpesse, furieux, se retira; et aussit?t une nouvelle altercation s'éleva entre l'ancien maire, M. Poulin, et l'agent d'assurances, M. Dupuis, au sujet des appointements du percepteur et des bénéfices qu'il pouvait se créer. Les propos injurieux pleuvaient des deux c?tés, quand une tempête de cris formidables se décha?na, et la troupe des matelots, fatigués d'attendre en vain devant une maison fermée, déboucha sur la place. Ils se tenaient par le bras, deux par deux, formant une longue procession, et ils vociféraient furieusement. Le groupe des bourgeois se dissimula sous une porte, et la horde hurlante disparut dans la direction de l'abbaye. Longtemps encore on entendit la clameur diminuant comme un orage qui s'éloigne; et le silence se rétablit.
M. Poulin et M. Dupuis, enragés l'un contre l'autre, partirent, chacun de son c?té, sans se saluer.
Les quatre autres se remirent en marche, et redescendirent instinctivement vers l'établissement Tellier. Il était toujours clos, muet, impénétrable. Un ivrogne, tranquille et obstiné, tapait des petits coups dans la devanture du café, puis s'arrêtait pour appeler à mi-voix le gar?on Frédéric. Voyant qu'on ne lui répondait point, il prit le parti de s'asseoir sur la marche de la porte, et d'attendre les événements.
Les bourgeois allaient se retirer quand la bande tumultueuse des hommes du port reparut au bout de la rue. Les matelots fran?ais braillaient la Marseillaise, les anglais le Rule Britannia. Il y eut un ruement général contre les murs, puis le flot de brutes reprit son cours vers le quai, où une bataille éclata entre les marins des deux nations. Dans la rixe, un Anglais eut le bras cassé, et un Fran?ais le nez fendu.
L'ivrogne, qui était resté devant la porte, pleurait maintenant comme pleurent les pochards ou les enfants contrariés.
Les bourgeois, enfin, se dispersèrent.
Peu à peu le calme revint sur la cité troublée. De place en place, encore par instants, un bruit de voix s'élevait, puis s'éteignait dans le lointain.
Seul, un homme errait toujours, M. Tournevau, le saleur, désolé d'attendre au prochain samedi; et il espérait on ne sait quel hasard, ne comprenant pas, s'exaspérant que la police laissat fermer ainsi un établissement d'utilité publique qu'elle surveille et tient sous sa garde.
Il y retourna, flairant les murs, cherchant la raison; et il s'aper?ut que sur l'auvent une pancarte était collée. Il alluma bien vite une allumette-bougie, et lut ces mots tracés d'une grande écriture inégale: ?Fermé pour cause de première communion.?
Alors il s'éloigna, comprenant bien que c'était fini.
L'ivrogne maintenant dormait, étendu tout de son long en travers de la porte inhospitalière.
Et le lendemain, tous les habitués, l'un après l'autre, trouvèrent moyen de passer dans la rue avec des papiers sous le bras pour se donner une contenance; et, d'un coup d'oeil furtif, chacun lisait l'avertissement mystérieux: ?Fermé pour cause de première communion.?
The weather was most distressing. It had rained all night. The roaring of the overflowing gutters filled the deserted streets in which the houses like sponges absorbed the humidity which penetrating to the interior made the walls sweat from cellar to garret
This carefully edited collection has been designed and formatted to the highest digital standards and adjusted for readability on all devices. Guy de Maupassant (1850-1893) was a popular French writer, considered one of the fathers of the modern short story and one of the form's finest exponents. Maupassant was a protégé of Flaubert and his stories are characterized by economy of style and efficient, effortless outcomes. He wrote some 300 short stories, six novels, three travel books, and one volume of verse. His first published story, "Boule de Suif" ("Ball of Fat"), is often considered his masterpiece. Table of Contents: Introduction to the Works of Guy de Maupassant by Leo Tolstoy Novels: A Life Bel-Ami (The History of a Scoundrel) Mont Oriol Notre Coeur - A Woman's Pastime Pierre and Jean Strong as Death Novellas and Short Stories: Boul De Suif Simon's Papa Suicides On The River Lieutenant Lare's Marriage Two Friends Father Milon A Coup D"Etat The Horrible Madame Parisse An Adventure in Paris The Awakening Crash My Landlady The Horla Our Letters Profitable Business A Fashionable Woman The Donkey A Mother of Monsters A Family Affair The Mad Woman The Bandmaster's Sister The Cripple A Cock Crowed Words of Love Miss Harriet Mademoiselle Fifi Pierrot ...and many more Plays: A Tale of Old Times A Comedy of Marriage Musotte Poems: Des Vers Travel Sketches: Au Soleil: African Wanderings La Vie Errante Sur L'Eau: In Vagabondia French Original Texts: Une Vie Pierre Et Jean Mont-oriol Notre Coeur Fort Comme La Mort Bel-ami Mademoiselle Fifi Madame Baptiste La Rouille Marroca La Bûche La Relique Le Lit Fou? Mots d'Amour Une Aventure Parisienne Deux Amis Nuit de Noël Le Remplaçant Boul De Suif La Maison Tellier Le Pere Milon Le Diable La Petite Roque Lui? Mademoiselle Pearl Le Horla Clair de Lune Des Vers Recollections of Guy de Maupassant by His Valet by François Tassart ...
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Original Short Stories of Maupassant, Volume 1 by Guy de Maupassant
Original Short Stories, Volume 5 (of 13) by Guy de Maupassant
Maupassant Original Short Stories (180), Complete by Guy de Maupassant
I died on a Tuesday. It wasn't a quick death. It was slow, cold, and meticulously planned by the man who called himself my father. I was twenty years old. He needed my kidney to save my sister. The spare part for the golden child. I remember the blinding lights of the operating theater, the sterile smell of betrayal, and the phantom pain of a surgeon's scalpel carving into my flesh while my screams echoed unheard. I remember looking through the observation glass and seeing him-my father, Giovanni Vitiello, the Don of the Chicago Outfit-watching me die with the same detached expression he used when signing a death warrant. He chose her. He always chose her. And then, I woke up. Not in heaven. Not in hell. But in my own bed, a year before my scheduled execution. My body was whole, unscarred. The timeline had reset, a glitch in the cruel matrix of my existence, giving me a second chance I never asked for. This time, when my father handed me a one-way ticket to London-an exile disguised as a severance package-I didn't cry. I didn't beg. My heart, once a bleeding wound, was now a block of ice. He didn't know he was talking to a ghost. He didn't know I had already lived through his ultimate betrayal. He also didn't know that six months ago, during the city's brutal territory wars, I was the one who saved his most valuable asset. In a secret safe house, I stitched up the wounds of a blinded soldier, a man whose life hung by a thread. He never saw my face. He only knew my voice, the scent of vanilla, and the steady touch of my hands. He called me Sette. Seven. For the seven stitches I put in his shoulder. That man was Dante Moretti. The Ruthless Capo. The man my sister, Isabella, is now set to marry. She stole my story. She claimed my actions, my voice, my scent. And Dante, the man who could spot a lie from a mile away, believed the beautiful deception because he wanted it to be true. He wanted the golden girl to be his savior, not the invisible sister who was only ever good for her spare parts. So I took the ticket. In my past life, I fought them, and they silenced me on an operating table. This time, I will let them have their perfect, gilded lie. I will go to London. I will disappear. I will let Seraphina Vitiello die on that plane. But I will not be a victim. This time, I will not be the lamb led to slaughter. This time, from the shadows of my exile, I will be the one holding the match. And I will wait, with the patience of the dead, to watch their entire world burn. Because a ghost has nothing to lose, and a queen of ashes has an empire to gain.
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