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Pauvre Blaise est un roman de la Comtesse de Ségur paru en 1861. Extrait |...Blaise était assis sur un banc, le menton appuyé dans sa main gauche. Il réfléchissait si profondément qu'il ne pensait pas à mordre dans une tartine de pain et de lait caillé que sa mère lui avait donnée pour son déjeuner...| |Source Wikipédia|
Blaise était assis sur un banc, le menton appuyé dans sa main gauche. Il réfléchissait si profondément qu'il ne pensait pas à mordre dans une tartine de pain et de lait caillé que sa mère lui avait donnée pour son déjeuner.
?A quoi penses-tu, mon gar?on? lui dit sa mère. Tu laisses couler à terre ton lait caillé, et ton pain ne sera plus bon.
BLAISE
Je pensais aux nouveaux ma?tres qui vont arriver, maman, et je cherche à deviner s'ils sont bons ou mauvais.
MADAME ANFRY
Que tu es nigaud! Comment veux-tu deviner ce que sont des ma?tres que personne de chez nous ne conna?t?
BLAISE
On ne les conna?t pas ici, mais les gar?ons d'écurie qui sont arrivés hier avec les chevaux les connaissent, et ils ne les aiment pas.
MADAME ANFRY
Comment sais-tu cela?
BLAISE
Parce que je les ai entendus causer pendant que je les aidais à arranger leurs harnais; ils disaient que M. Jules, le fils de M. le comte et de Mme la comtesse, les ferait gronder s'il ne trouvait pas son poney et sa petite voiture prêts à être attelés; ils avaient l'air d'avoir peur de lui.
MADAME ANFRY
Eh bien, cela prouve-t-il qu'il soit méchant et que les ma?tres sont mauvais?
BLAISE
Quand de grands gar?ons comme ces gens d'écurie ont peur d'un petit gar?on de onze ans, c'est qu'il leur fait du mal.
MADAME ANFRY
Quel mal veux-tu que leur fasse un enfant?
BLAISE
Ah! voilà! C'est qu'il va se plaindre, et que son père et sa mère l'écoutent, et qu'ils grondent les pauvres domestiques. Je dis, moi, que c'est méchant.
MADAME ANFRY
Et qu'est-ce que ?a te fait, à toi? Tu n'es pas leur domestique; tu n'as pas à te mêler de leurs affaires. Reste tranquille chez toi, et ne va pas te fourrer au chateau comme tu faisais toujours du temps de M. Jacques.
BLAISE
Ah! mon pauvre petit M. Jacques! En voilà un bon et aimable comme on n'en voit pas souvent. Il partageait tout avec moi; il avait toujours une petite friandise à me donner: une poire, un gateau, des cerises, des joujoux; et puis, il était bon et je l'aimais! Ah! je l'aimais!... Je ne me consolerai jamais de son départ.?
Et Blaise se mit à pleurer.
MADAME ANFRY
Voyons, Blaise, finis donc! Quand tu pleurerais tout ce que tu as de larmes dans le corps, ce n'est pas cela qui les ferait revenir. Puisque son père a vendu aux nouveaux ma?tres, c'est une affaire faite, et tes larmes n'y peuvent rien, n'est-ce pas? Moi aussi, je regrette bien M. et Mme de Berne, et tu ne me vois pourtant pas pleurer...?
Mme Anfry fut interrompue par le claquement d'un fouet et une voix forte qui appelait:
?Holà! le concierge! Personne ici??
Mme Anfry accourut; un domestique à cheval et en livrée était à la grille fermée.
?C'est vous qui êtes concierge, ici? Tenez la grille ouverte; M. le comte arrive dans cinq minutes, dit-il d'un air insolent.
-Oui, Monsieur, répondit Mme Anfry en saluant.
-Tout est-il en état au chateau?
-Dame! Monsieur, j'ai fait de mon mieux pour satisfaire les ma?tres, répondit timidement Mme Anfry.
-C'est bon, c'est bon?, reprit le domestique en fouettant son cheval.
Mme Anfry ouvrit la grille tout en suivant des yeux le domestique, qui galopait vers le chateau.
?Il n'est guère poli, celui-là, murmura-t-elle; il aurait pu tout de même parler plus honnêtement. Blaise, mon gar?on, continua-t-elle plus haut, cours au chateau et préviens ton père que les nouveaux ma?tres arrivent, qu'il vienne vite me rejoindre pour les recevoir à la grille.
-Où le trouverai-je, maman? dit Blaise.
-Dans les chambres du chateau, qu'il arrange et nettoie depuis ce matin; va, mon gar?on, va vite.?
Blaise partit en courant; il entra dans le vestibule, où il trouva cinq ou six domestiques qui allaient et venaient d'un air effaré.
?Halte-là, petit! lui cria un des domestiques; les blouses ne passent pas. Qui demandes-tu?
-Je cherche mon père, Monsieur, pour recevoir les ma?tres, répondit Blaise. Maman m'a dit qu'il était au chateau.?
Et Blaise voulut entrer dans l'appartement; le domestique le saisit par le bras:
LE DOMESTIQUE
Je t'ai dit, gamin, qu'on ne passait pas en blouse. Ton père n'est pas au chateau; ce n'est pas sa place ni la tienne non plus. Va le chercher ailleurs.
BLAISE
Mais pourtant maman m'a dit...
LE DOMESTIQUE
Vas-tu finir et t'en aller, raisonneur! Si tu ajoutes un mot, je t'époussetterai les épaules du manche de mon plumeau.?
Le pauvre Blaise se retira le coeur un peu gros, et retourna tristement à la grille, où l'attendait sa mère.
?Ils n'ont pas voulu me laisser entrer, maman; ils ont dit que papa n'était pas au chateau, et que je n'y pouvais pas entrer en blouse. Du temps de M. Jacques, j'y entrais bien, pourtant.
-Je crains que tu n'aies deviné juste, mon pauvre Blaise, dit Mme Anfry en soupirant. On dit: tels ma?tres, tels valets. Les valets ne sont pas bons, il se pourrait que les ma?tres ne le fussent pas non plus... Comment allons-nous faire? Ils ne seront pas contents si ton père n'est pas ici pour les recevoir. Un concierge doit être à sa grille.
BLAISE
Voulez-vous que je retourne au chateau, maman? Je le trouverai peut-être aux écuries.
MADAME ANFRY
Trop tard, mon ami, trop tard; j'entends claquer des fouets. Ce sont les ma?tres qui arrivent.?
Comme elle achevait ces mots, elle vit accourir Anfry, essoufflé et suant, juste au moment où un nuage de poussière annon?ait l'approche de la voiture de poste.
Anfry se pla?a, le chapeau à la main, d'un c?té de la grille; Mme Anfry se rangea avec Blaise de l'autre c?té: la berline attelée de quatre chevaux de poste apparut, tourna au galop et enfila l'avenue du chateau. Elle passa si rapidement que Blaise eut à peine le temps d'apercevoir un monsieur et une dame au fond de la voiture, un petit gar?on et une petite fille sur le devant. Ils passèrent sans répondre aux révérences de Mme Anfry et aux saluts du concierge; la petite fille seule salua.
Quand la voiture fut hors de vue, le mari et la femme se regardèrent d'un air chagrin; ils fermèrent lentement la grille, rentrèrent sans mot dire dans leur maison et s'assirent près d'une table sur laquelle était préparé leur frugal d?ner. Blaise vint les rejoindre et, de même que ses parents, se pla?a silencieusement près de la table.
?Mon ami, dit enfin Mme Anfry, comment trouves-tu les domestiques des nouveaux ma?tres?
-Mauvais, répondit Anfry; grossiers, mauvaises langues. Mauvais, répéta-t-il en soupirant.
MADAME ANFRY
Blaise craint que les ma?tres ne soient guère meilleurs.
ANFRY
Cela se pourrait bien! Ce ne sera pas comme avec les anciens qui n'y sont plus. Blaise, mon gar?on, ajouta-t-il en se tournant vers lui, ne va pas au chateau; n'y va que si on te demande, et restes-y le moins possible.
BLAISE
C'est bien ce que je compte faire, papa; je n'ai pas du tout envie d'y aller. Quand mon cher petit M. Jacques y demeurait, c'était bien différent; je l'aimais et il voulait toujours m'avoir... Je ne le reverrai peut-être jamais! Mon Dieu! mon Dieu! que c'est donc triste d'aimer des gens qui vous quittent.?
Et le pauvre Blaise versa quelques larmes.
ANFRY
Allons, Blaise, du courage, mon gar?on! Qui sait? tu le reverras peut-être plus t?t que tu ne penses. M. de Berne m'a bien promis qu'il tacherait de me placer dans son autre terre, où il va habiter.
BLAISE
Et puis il la vendra encore, et il nous faudra encore changer de ma?tres.
ANFRY
Mais non; tu ne sais pas et tu parles comme si tu savais. L'autre terre est une terre de famille, qui ne doit jamais être vendue; tandis que celle-ci était de la famille de Madame, et ils ne pouvaient pas habiter deux terres à la fois. Est-ce vrai?
-A quoi sert de parler de tout cela? dit Mme Anfry. Mangeons notre d?ner; veux-tu du fromage, Blaisot, en attendant la salade aux oeufs durs??
Blaise accepta le fromage, puis la salade, et, tout en soupirant, il mangea de bon appétit, car, à onze ans, on pleure et on mange tout à la fois.
Le reste du jour se passa tranquillement pour la famille du concierge; personne ne les demanda. Quand la nuit fut venue, ils mirent les verrous à la grille, le concierge fit sa tournée pour voir si tout était bien fermé, et il rentra pour se coucher. Sa femme et son fils dormaient déjà profondément.
Extrait : "Je t'offre donc le bon petit diable escorté de sa Juliette, qui est parvenue à faire d'un vrai diable un jeune homme excellent et charmant, au moyen de cette douceur, de cette bonté chrétiennes qui touchent et qui ramènent. Emploie ces mêmes moyens contre le premier bon diable que tu rencontreras sur le chemin de ta vie."
Extrait : "Il faisait froid, il faisait sombre ; la pluie tombait fine et serrée ; deux enfants dormaient au bord d'une grande route sous un vieux chêne touffu : un petit garçon de trois ans était étendu sur un amas de feuilles ; un autre petit garçon de six ans, couché à ses pieds, les lui réchauffant de son corps ; le petit avait des vêtements de laine, communs, mais chauds ; ses épaules et sa poitrine étaient couvertes de la veste du garçon de six ans..."À PROPOS DES ÉDITIONS LIGARAN : Les éditions LIGARAN proposent des versions numériques de grands classiques de la littérature ainsi que des livres rares, dans les domaines suivants : Fiction : roman, poésie, théâtre, jeunesse, policier, libertin. Non fiction : histoire, essais, biographies, pratiques.
Jean qui grogne et Jean qui rit est un ouvrage de la Comtesse de Ségur paru en 1865. Jean (qui rit) et Jeannot (qui grogne) sont deux cousins. Ils quittent la Bretagne pour aller travailler à Paris. Jean est d'un caractère agréable (heureux et compatissant) et cela lui attire l'estime et la sympathie de tous. Jeannot, quant à lui, malgré les bons conseils de son cousin et l'aide de deux protecteurs (M. Kersac et M. Abel qui l'aident pour faire plaisir à Jean), devient une véritable canaille, ce qui l'isole progressivement. L'auteur donne dans ce livre une image positive de la campagne en opposition à la grande ville corruptrice : « Mon dernier mot sur ce magnifique Paris : c'est qu'on doit être bien aise d'en être parti. Il y a du monde partout et on est seul partout. 'Chacun pour soi et Dieu pour tous', dit le proverbe , c'est plus vrai à Paris qu'ailleurs. » Elle y montre aussi que les choix de vie (vers le Bien ou vers le Mal) ne sont pas uniquement la conséquence de l'éducation : Jeannot, malgré la bienveillance de Jean et de Simon qui lui prêtent des habits, de M. Kersac qui lui confie son cheval, de M. Abel qui lui fournit 20 francs, choisira toujours la voie du Mal (il maltraite le cheval et tente d'escroquer Jean). Kersac dit de lui : « Rien n'y fera , c'est un être sans cœur, rien ne le touchera. » M. Abel conclut : « Que puis-je y faire ? Comment changer un cœur mauvais et ingrat ? » |Source Wikipédia|
The author of this book was the daughter of that Count Rostopchine who was governor of Moscow when it was burned in 1812, and Napoleon was obliged in consequence to make his disastrous retreat from that city. Born in 1799, Sophie de Rostopchine married, in 1821, the Count de Ségur, a son of one of the oldest and proudest families of France. She was a very accomplished and lovable person, and, as her writings attest, she was thoroughly in sympathy with the ways and feelings of children.
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